L’assurance du salut ne repose pas d’abord sur ce que nous ressentons, mais sur ce que Jésus-Christ a accompli, sur les promesses de Dieu, et sur l’œuvre du Saint-Esprit dans notre vie.
1. Regarder à Jésus-Christ plutôt qu’à soi-même
Le salut ne dépend pas de notre mérite, de notre perfection, ni de la force de notre foi. Il repose sur l’œuvre parfaite de Jésus à la croix.
"Celui qui croit au Fils a la vie éternelle."
Jean 3:36
"Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ."
Romains 8:1
La vraie question ne serait donc pas : "Suis-je assez bon ?", mais :
"Est-ce que je me confie réellement en Jésus-Christ comme mon Sauveur et mon Seigneur ?"
- Une foi authentique peut être faible, hésitante, éprouvée, mais elle s’appuie sur un Sauveur puissant.
2. Croire au témoignage de Dieu
Dieu ne demande pas que nous nous posions la question si nous sommes sauvés. Il nous a donné sa Parole afin que nous le sachions.
"Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu."
1 Jean 5:13
- Notre assurance est donc fondée sur la fidélité de Dieu. Dieu ne ment pas. Celui qui vient sincèrement à Christ est pleinement accepté.
"Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi." Jean 6:37
3. Examiner si notre foi produit une vie nouvelle
- Les œuvres ne nous sauvent pas, mais le salut véritable produit des fruits. Il ne s’agit pas d’être sans péché, mais de ne plus vivre paisiblement dans le péché.
Voici quelques signes bibliques d’une vie nouvelle :
-
le péché nous attriste et nous pousse à la repentance ;
-
nous désirons obéir à Dieu ;
-
nous aimons Jésus-Christ et sa Parole ;
-
nous aimons les frères et sœurs ;
-
nous voulons marcher dans la lumière ;
-
nous persévérons, même après des chutes.
"Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché."
1 Jean 1:7
- Marcher dans la lumière ne signifie pas ne plus jamais tomber. Cela signifie de ne pas cacher volontairement son péché, mais le reconnaître, le confesser et revenir à Dieu.
"Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner."
1 Jean 1:9
4. Recevoir le témoignage du Saint-Esprit
L’assurance du salut comporte également une dimension intérieure.
" L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu."
Romains 8:16
Ce témoignage n’est pas nécessairement une émotion spectaculaire. Il se manifeste souvent par :
-
le désir d’appeler Dieu "Père" ;
-
la conviction de péché ;
-
l’amour de la vérité ;
-
le désir de plaire au Seigneur ;
-
la confiance croissante en Jésus-Christ ;
-
une faim spirituelle que nous n’avions pas auparavant.
Le Saint-Esprit ne nous rassure jamais en nous encourageant à vivre dans le péché. Il nous assure que nous sommes enfants de Dieu tout en nous conduisant dans la sanctification.
5. Ne pas confondre assurance et absence de combat
Un chrétien peut connaître des périodes de doute, de sécheresse ou de profond découragement. Même David a prié :
"Rends-moi la joie de ton salut."
Psaume 51:14
David n’avait pas nécessairement perdu le salut, mais il avait perdu la joie et la communion paisible avec Dieu à cause de son péché.
Notre assurance peut être affaiblie par :
-
un péché non confessé ;
-
la négligence de la prière et de la Parole ;
-
des accusations de l’ennemi ;
-
la fatigue ou la dépression ;
-
une mauvaise compréhension de la grâce ;
-
le fait de regarder constamment à soi-même.
Dans ces moments-là, il faut revenir à la croix, confesser ce qui doit l’être, et croire en les promesses de Dieu.
6. Éviter deux erreurs opposées
La première erreur serait la présomption de dire "je suis sauvé" tout en refusant volontairement Christ comme Seigneur et en vivant sans repentance.
"Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur."
1 Jean 2:4
La seconde erreur est le désespoir : penser que notre faiblesse est plus grande que la grâce de Dieu.
Pierre a renié Jésus, mais il est revenu en pleurant. Judas, lui, s’est enfermé dans le désespoir. Le Seigneur ne demande pas une perfection instantanée ; il demande que nous venions à lui avec vérité.
7. Une question simple pour s’examiner
Vous pouvez vous demander devant Dieu :
Est-ce que je me repose uniquement sur Jésus-Christ pour être pardonné, et est-ce que je désire sincèrement lui appartenir et le suivre ?
Si votre réponse est sincèrement oui, même avec beaucoup de faiblesse, vous pouvez vous appuyer sur cette promesse :
"Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main."
Jean 10:27-28
Remarquons la progression : elles entendent sa voix, il les connaît, elles le suivent, et il les garde.
Une prière possible
"Seigneur Jésus, je reconnais que je suis pécheur et que je ne peux pas me sauver moi-même. Je crois que tu es mort pour mes péchés et que tu es ressuscité. Je me confie en toi seul. Pardonne-moi, purifie-moi et règne dans ma vie. Donne-moi par ton Saint-Esprit l’assurance que je t’appartiens, et conduis-moi dans l’obéissance et la sainteté. Amen."
L’assurance biblique pourrait donc se résumer ainsi :
Je ne suis pas sauvé parce que je suis assez fort, mais parce que Christ est un Sauveur parfait. Je ne me repose pas sur mes sentiments, mais sur sa promesse. Et sa grâce produit en moi le désir de le suivre.
Ajouter un commentaire
Commentaires